Portrait Mathilde GOUSSAULT, Responsable RSE Bonduelle #Sustain2019

Mathilde GOUSSAULT

Initiée avec Shui Mahieu, nous avons profité de Sustain 2019 pour enrichir notre galerie de portraits de professionnels achats responsables.

 

Mon métier de responsable RSE est un métier de convictions”

Scientifique de formation, dotée d’une solide connaissance normative (OSHAS, HAS, ISO 9001, ISO 26000, ISO 14001, ISO 22000…), Mathilde GOUSSAULT a évolué de Responsable Qualité à Responsable RSE au cours de ses 9 premières années professionnelles.

 

Mathilde, quel est votre parcours ? Comment passe-t-on de la qualité à la Responsabilité sociétale (RSE) et aux achats responsables ?

 

J’ai un parcours scientifique et technique; diplôme d’ingénieur chimique et agroalimentaire à Nantes suivi d’un master en management de la qualité (QSE) de l’université Claude Bernard à Lyon.

 

Avant de débuter ma carrière professionnelle, j’ai fait le choix de voyager durant un an au canada anglophone pour m’ouvrir à d’autres cultures, alternant tourisme, travail dans l’hôtellerie, la restauration et bénévolat wwoofing. Cette parenthèse m’a permis de revenir confiante, plus ouverte d’esprit et aussi plus à l’aise en anglais !

 

J’étais déjà attirée par la RSE et tout particulièrement sensible à l’ensemble des enjeux liés à l’environnement.

 

J’ai travaillé cinq ans en Qualité avant de rejoindre Bonduelle il y a  maintenant quatre ans. Tout d’abord recrutée sur un poste qualité, j’ai été rapidement orientée sur la RSE avec la création d’un poste, je suis à présent Responsable RSE dans une équipe de 3 personnes sous la direction de Anne-Sophie Fontaine, directrice de la communication corporate et de la RSE.

 

Mes missions sont très variées, je suis en charge du reporting RSE et de la collecte à l’interne des indicateurs, j’anime aussi le comité de pilotage RSE qui traite de sujets prioritaires pour nous comme les achats responsables, mais aussi par exemple, les emballages durables (sustainable packaging).

 

C’est un métier de convictions. Mon travail est de sensibiliser au quotidien les équipes internes. On se doit de diffuser dans l’entreprise beaucoup de convictions pour engager les équipes et aller toujours plus rapidement, accélérer, amplifier.

 

Un exemple d’une de vos missions achats responsables chez Bonduelle ?

 

Il y a encore deux ans, nous utilisions un questionnaire interne pour obtenir des informations sur les performances RSE de certains de nos fournisseurs (questionnaire déclaratif), nous avons depuis fait le choix d’EcoVadis.

 

Sur ce dossier, j’assure le relais entre EcoVadis et les équipes internes, les acheteurs : veiller à l’appropriation et surtout ne pas faire “à la place de”. Pour être efficace sur la durée, c’est le processus entier qui doit changer. Les acheteurs doivent eux-mêmes changer leurs habitudes et intégrer les questions de performance RSE dans leur dialogue avec leurs partenaires fournisseurs.

Nous avons commencé par l’Europe. Grâce au travail de cartographie des risques réalisée avec EcoVadis, nous connaissons nos priorités. Les résultats d’évaluation nous permettent à présent de savoir exactement quel est le niveau de nos fournisseurs.

 

Ma prochaine mission sera de convaincre et d’impliquer nos filiales sur les zones Amérique et Russie. La démarche reste identique : cartographie des risques suivie d’une première campagne d’évaluation.

 

Quels conseils donneriez-vous à un homologue qui chercherait à engager ses équipes acheteurs ?

 

Peut-être d’abord se rappeler que l’acheteur est une personne ? Avant la fonction, c’est bien d’abord une question de personne : si elle est déjà convaincue et sensible aux enjeux sociaux et environnementaux, c’est plus facile ! Certains de nos acheteurs ont des convictions très fortes sur ces sujets, l’outil EcoVadis est du coup très bien accueilli. Il faut trouver ses champions.

 

Idéalement, disposer d’un premier retour d’expérience même sur un périmètre restreint. Je me sers des résultats de la zone Europe pour engager à présent les autres filiales dans le monde. En parallèle à l’Europe, notre département “sourcing international” a lui aussi bénéficié des campagnes d’évaluation, les résultats étaient plutôt bons et relativement bien alignés avec nos estimations. Cela nous a rassurés sur la méthodologie et, bien entendu, favorise les futurs déploiements.

 

Bien connaître les objections est aussi un préalable. Les freins rencontrés le plus souvent, c’est d’abord et avant tout la question des ressources internes, du temps à consacrer par l’acheteur mais aussi le frein financier : comment le fournisseur invité à l’évaluation va-t-il réagir à cette évaluation RSE à présent réalisée par un tiers et donc payante ?

 

Nous nous sommes nous aussi -au titre de l’entreprise Bonduelle, prêtés à l’évaluation, de manière à tester en réel ce que nous demandions à nos propres fournisseurs et disposer d’un regard externe sur nos propres performances RSE.

 

Pour terminer, quelques mots sur votre expérience EcoVadis ?

 

Je citerai la facilité d’utilisation de la nouvelle plateforme EcoVadis, assez intuitive par rapport à d’autres solutions.

 

Les services et des outils sont de qualité : par exemple la cartographie des risques, l’analyse de maturité ou bien encore la veille EcoVadis 360° qui a révélé des informations de parties tierces qui ne m’étaient pas remontées par d’autres canaux.

 

À tous les niveaux, on sent bien “la culture client” EcoVadis. Vos équipes aident au quotidien : le processus des campagnes est bien rodé, disponibilité et réactivité des services support et CSM, conseil, expertise… Au final, le temps passé par les acheteurs est bien moins important que ce qu’ils estiment au départ.

 

Le passage à EcoVadis nous a apporté une nouvelle façon de penser en interne et d’engager nos fournisseurs.

 

Un grand merci à Mathilde pour avoir accepté de se faire tirer le portrait !

 

 

Le groupe Bonduelle :

Entreprise familiale française créée en 1853, Bonduelle a pour objectif à horizon 2025 d’être le référent mondial du bien-vivre par l’alimentation végétale (projet d’entreprise VegeGo!). Privilégiant innovation et vision à long terme, le groupe diversifie ses métiers et ses implantations géographiques. Ses légumes, cultivés sur 128 000 hectares, sont commercialisés dans 100 pays, sous différentes marques, dans différents circuits de distribution et dans toutes les technologies. En savoir plus : rapport RSE Bonduelle

 

Article précédent
La Palette Rouge, entreprise Gold Advanced depuis 5 ans
La Palette Rouge, entreprise Gold Advanced depuis 5 ans

671 professionnels, dirigeants d’entreprises, directeurs achats, chefs de projets achats responsables, dire...

Article Suivant
Résumé #Sustain2019 en 3 mots : Persévérance, innovation, exponentiel !
Résumé #Sustain2019 en 3 mots : Persévérance, innovation, exponentiel !

Avec plus de 650 participants dont 60% d’internationaux, le congrès Sustain compte dorénavant parmi les plu...